Cancer du sein : comment le prévenir naturellement
Comme chaque année, Octobre Rose rappelle l’importance de la prévention et du dépistage du cancer du sein. Mais au-delà de cette campagne de sensibilisation, certaines habitudes quotidiennes peuvent contribuer à réduire les facteurs de risque et à prendre soin de sa santé au quotidien. Alimentation, activité physique, consommation d’alcool, surveillance de ses seins, suivi gynécologique… plusieurs gestes simples peuvent s’intégrer dans une démarche de prévention autonome et individuelle. Dans cet article, découvrez comment prévenir naturellement le cancer du sein, quels gestes adopter au quotidien et quelles précautions prendre avec certains produits courants.
1. Surveiller régulièrement sa poitrine
Connaître l’aspect et la texture habituels de ses seins permet de repérer plus facilement une modification inhabituelle.
L’Institut national du cancer recommande notamment de rester attentive à l’apparition :
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d’une boule ou d’une grosseur dans le sein ou sous l’aisselle ;
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d’une modification de la forme ou de la taille d’un sein ;
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d’une modification de la peau : rétractation, rougeur, gonflement ou aspect « peau d’orange » ;
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d’une modification du mamelon ou de l’aréole ;
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d’un mamelon qui se rétracte ;
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d’un écoulement inhabituel du mamelon.
Une modification ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. Elle mérite toutefois d’être examinée par un professionnel de santé.
Comment palper ses seins soi-même ?
L’auto-palpation peut permettre de mieux connaître ses seins.
Pour observer ses seins, on peut commencer devant un miroir, les bras le long du corps puis levés. Il faut regarder leur forme, leur symétrie, la peau et les mamelons.
Pour la palpation, il est possible de procéder sous la douche ou allongée, en utilisant la pulpe des doigts plutôt que le bout des doigts. La palpation doit couvrir l’ensemble du sein, mais également la zone située vers l’aisselle.
L’objectif n’est pas de rechercher systématiquement une tumeur, mais surtout de connaître son état habituel et de remarquer un changement inhabituel.
L’examen des seins par un professionnel permet, lui, une palpation plus complète, notamment au niveau des ganglions situés sous les bras.
2. Faire examiner ses seins régulièrement
Même lorsqu’aucun symptôme n’est présent, le suivi gynécologique reste important.
L’Institut national du cancer recommande un examen clinique des seins au moins une fois par an à partir de 25 ans, réalisé par un médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme.
Cette consultation permet également de faire le point sur les éventuels facteurs de risque personnels et familiaux.
Une sage-femme peut également assurer une partie importante du suivi gynécologique et participer à la prévention et au dépistage.
3. Choisir des produits cosmétiques avec une composition saine
Même si tous les ingrédients présents dans les cosmétiques ne sont pas cancérigènes, il peut être intéressant de limiter son exposition inutile à certains produits chimiques lorsque cela est facile à faire.
Une approche raisonnable consiste à :
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éviter de multiplier les produits cosmétiques sans nécessité ;
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privilégier les produits dont la composition est clairement indiquée ;
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limiter les produits fortement parfumés lorsque cela est possible ;
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éviter l’utilisation excessive de produits d’entretien ou de cosmétiques ;
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aérer régulièrement son logement.
L’Institut national du cancer recommande notamment de réduire certaines expositions aux perturbateurs endocriniens suspectés d’avoir des effets délétères et rappelle l’intérêt de gestes simples pour limiter l’exposition à certaines substances chimiques.
Il est toutefois important de rester vigilant : « naturel » ne signifie pas automatiquement « sans risque », et tous les ingrédients synthétiques ne sont pas forcément cancérigènes.
4. Éviter de se raser les aisselles
Bien qu’aucune preuve scientifique reconnue par le monde médical ne permette de conclure que se raser les aisselles augmente le risque de cancer du sein, il est aujourd’hui largement considéré que le rasage des aisselles pourrait favoriser le cancer du sein, notamment lorsqu’il est associé à l’utilisation d’un déodorant.
En outre, le rasoir à main peut provoquer de petites coupures ou des irritations cutanées. Il est donc préférable d’éviter d’appliquer un produit irritant immédiatement sur une peau fraîchement rasée, et de privilégier l’épilation de cette zone sensible via des techniques plus douces telles que la tondeuse électrique, la cire ou la crème dépilatoire.
5. Éviter les déodorants contenant de l’aluminium
Les déodorants et antitranspirants contenant des sels d’aluminium font régulièrement l’objet d’inquiétudes concernant le cancer du sein, du fait notamment de la toxicité de l’aluminium pour l’organisme.
Les données scientifiques actuelles ne permettent cependant pas d’établir officiellement un lien entre l’utilisation de déodorants ou d’antitranspirants et le cancer du sein.
Il reste néanmoins parfaitement possible de choisir un déodorant sans sels d’aluminium si l’on souhaite réduire l’utilisation de certains ingrédients cosmétiques, voire même de fabriquer soi-même son déodorant avec des produits plus sains comme le bicarbonate de sodium, l’argile blanche, les huiles végétales ou l’amidon de maïs.
6. Adopter une alimentation variée et équilibrée
Il n’existe pas d’aliment miracle capable de prévenir le cancer du sein. En revanche, une alimentation globalement équilibrée participe à la prévention des cancers et au maintien d’un poids favorable à la santé.
On peut notamment privilégier :
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les légumes et les fruits ;
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les légumineuses ;
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les céréales complètes ;
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les aliments peu ou pas transformés ;
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une alimentation variée permettant de couvrir les besoins nutritionnels.
À l’inverse, il est préférable de limiter la consommation excessive d’aliments ultra-transformés, très sucrés ou très gras.
L’objectif n’est donc pas de suivre un régime « anticancer » particulier, mais de construire une alimentation équilibrée sur le long terme.
7. Limiter ou éviter tant que possible l’alcool et le tabac
La consommation d’alcool fait partie des facteurs de risque modifiables du cancer du sein. Même une consommation relativement faible peut être associée à une augmentation du risque de certains cancers. L’Organisation mondiale de la santé considère l’alcool comme un facteur de risque établi de plusieurs cancers, notamment du cancer du sein.
Réduire sa consommation ou choisir de ne pas boire constitue donc l’une des mesures de prévention les plus pertinentes.
Le tabac est également un facteur de risque reconnu pour de nombreux cancers.
Arrêter de fumer constitue donc une mesure de prévention générale importante, même si la prévention du cancer du sein ne doit pas être réduite au seul tabagisme.
Pour les personnes qui fument, l’arrêt du tabac apporte en outre de nombreux bénéfices pour la santé.
8. Bouger régulièrement et maintenir un poids stable et adapté
L’activité physique régulière fait également partie des habitudes associées à une diminution du risque de plusieurs cancers.
Il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport intensif. La marche active, le vélo, la natation, la danse, le jardinage ou toute autre activité qui permet de bouger régulièrement peuvent participer à un mode de vie plus actif.
L’objectif est surtout d’éviter la sédentarité et d’intégrer davantage de mouvement dans la vie quotidienne.
L’Institut national du cancer indique que bouger, surveiller son poids, manger varié et équilibré, réduire l’alcool et arrêter de fumer font partie des mesures permettant de réduire le risque de cancer du sein.
Le surpoids et l’obésité, notamment après la ménopause, font partie des facteurs associés à une augmentation du risque de cancer du sein.
Cela ne signifie évidemment pas qu’une personne ayant quelques kilos en trop développera nécessairement un cancer.
La prévention consiste plutôt à essayer de maintenir un poids favorable à la santé grâce à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière, sans régime drastique.
9. Connaître ses antécédents familiaux
La prévention passe également par la connaissance de son histoire familiale.
Certaines prédispositions génétiques, notamment les mutations des gènes BRCA1 et BRCA2, peuvent fortement augmenter le risque de cancer du sein.
Un antécédent familial important de cancer du sein ou de l’ovaire peut également justifier une évaluation personnalisée.
Dans ces situations, il ne faut pas attendre l’âge du dépistage organisé pour en parler : un médecin, un gynécologue ou une sage-femme peut évaluer la situation et orienter vers une surveillance adaptée.
Source : Assurance Maladie – Dépistage du cancer du sein et femmes à haut risque
Prévenir naturellement le cancer du sein : les gestes essentiels à retenir
Plusieurs habitudes et moyens naturels peuvent contribuer à réduire le risque du cancer du sein.
Les principales mesures à retenir sont :
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connaître l’aspect habituel de ses seins ;
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consulter rapidement en cas de changement inhabituel ;
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faire examiner ses seins régulièrement par un professionnel de santé ;
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limiter, lorsque cela est possible, les expositions inutiles à certains produits chimiques;
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éviter déodorants à l’aluminium et rasage des aisselles ;
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pratiquer régulièrement une activité physique ;
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adopter une alimentation variée et équilibrée ;
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limiter ou éviter l’alcool ;
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ne pas fumer ;
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maintenir un poids favorable à la santé ;
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connaître ses antécédents familiaux.
La meilleure prévention du cancer du sein repose donc sur une combinaison de mode de vie sain et naturel, une vigilance face aux changements mammaires, et évidemment un suivi médical adapté à son niveau de risque.
Évitez également de trop vous focaliser sur la prévention et la peur du cancer : ce sur quoi nous portons notre attention influence notre état d’esprit et notre façon de vivre au quotidien. Se visualiser et se sentir en bonne santé, en prenant le temps d’imaginer son corps fort, équilibré et en pleine vitalité, est le meilleur moyen d’y parvenir !
Sources
Institut national du cancer – Les signes du cancer du sein
Institut national du cancer – Dépistage du cancer du sein
Assurance Maladie – Dépistage organisé du cancer du sein
Institut national du cancer – Perturbateurs endocriniens et prévention des cancers
National Cancer Institute – Antiperspirants/Deodorants and Breast Cancer
Haute Autorité de santé – Cancer du sein et facteurs de risque
Organisation mondiale de la santé – Prévention du cancer
Institut national du cancer – Épidémiologie et prévention du cancer du sein
Organisation mondiale de la santé – Cancer du sein
Assurance Maladie – Dépistage du cancer du sein et femmes à haut risque